Évolution des serviettes hygiéniques d’hier à aujourd’hui

Publié le : 19/07/2019 07:54:14
Catégories : Hygiène Rss feed

histoire sur les serviettes hygiéniques féminines

Les années 20 : des premiers essais peu concluants

Avant le XXème siècle, il existait des solutions pour les femmes afin d’absorber les flux sanguins. Pour autant, il ne s’agissait pas réellement de serviettes hygiéniques. En 1800, les premiers essais prennent la forme de petits sacs de chiffons à accrocher par des bretelles, des élastiques ou des corsets. Peu pratiques et surtout inesthétiques, ces premiers prototypes ne remporteront pas un franc succès auprès des femmes. Ils ne seront d’ailleurs jamais commercialisés. Avant les années 1920, les femmes françaises n’auront donc que pour seule solution de se confectionner elles-mêmes des [b]protections menstruelles.

Aux États-Unis, les femmes auront quant à elle un peu plus de chance et moins de temps à attendre. L’année 1896 sonne la [b]commercialisation de la première « vraie » serviette hygiénique du pays. On doit cette innovation à l’entreprise américaine Johnson & Johnson, fondée en 1886 et spécialisée dans le matériel pharmaceutique et médical, les produits d’hygiène et les cosmétiques. Ces serviettes hygiéniques seront commercialisées sous le nom de Lister’s Towels, en référence à Joseph Lister, chirurgien britannique, ami de Pasteur et créateur de l’antisepsie dans la chirurgie opératoire. Mais, contrairement à ce qu’on pourrait penser, le premier lancement commercial est un échec et ces serviettes hygiéniques ont bien du mal à se populariser. En cause : le prix excessif et la honte que beaucoup de femmes ressentaient à acheter de tels produits en boutique. Les vendeurs avaient même inventé un subterfuge pour éviter aux femmes de venir demander des serviettes hygiéniques au comptoir : laisser une tasse près des protections hygiéniques pour qu’elles puissent déposer l’argent, les prendre et sortir discrètement. Mais ce deuxième échec marque le début d’une longue attente avant de trouver une protection mensuelle vraiment satisfaisante.

Le début du XXème siècle : le temps des serviettes faites maison

Après les Lister’s Towels de Johnson & Johnson, retour à la case départ. Les femmes, françaises comme américaines, mettent au point des astuces pour améliorer leurs protections hygiéniques. L’apparition des premières couche-culottes pour les enfants leur permet de confectionner des serviettes plus absorbantes. En effet, les couches étaient le plus souvent constituées de coton, de mousseline ou encore de papier de riz. Les femmes récupéraient alors cette matière absorbante afin de la fixer à leurs sous-vêtements. De là sont nées les premières [b]culottes menstruelles ! A cette période, de nouvelles protections hygiéniques « maison » voient le jour à l’image du « sanitary apron », une sortie de tablier ou de caleçon menstruel vendu sur catalogue et fait de tissu imperméable. L’entreprise Sears proposait en même temps un kit de voyage astucieux pour absorber les flux menstruels comprenant un tablier et une ceinture sanitaire image 1 . Cette dernière leur servait de support pour attacher des linges, qu’elles lavaient et réutilisaient ensuite. En ce sens, la ceinture sanitaire est un peu l’ancêtre des serviettes hygiéniques lavables d’aujourd’hui. Mais ces solutions avaient toutes l’inconvénient d’être peu confortables et de provoquer des irritations… Après ces mille et une péripéties dans l’histoire des serviettes hygiéniques, le premier modèle jetable appelé Kotex fait son apparition en France en 1920.

guide gratuit zero dechet téléchargeable nappilla

1920 : création des premières serviettes hygiéniques jetables

Il faudra attendre 1920 avant que la première serviette hygiénique jetable voit le jour. La marque Kotex, spécialisée dans le secteur de l’hygiène féminine, innove en utilisant pour la première fois de la cellulose de coton. Pour se fournir en matière première, Kotex réutilisait alors le stock de cellulose de coton disponible après-guerre et utilisait par les infirmières. La popularité de ces nouvelles protections « peu coûteuses, confortables, hygiéniques et sûres » est en grande partie due aux annonces publicitaires révolutionnaires voire provocantes. Le tabou autour des règles se brise peu à peu… Kotex sera ensuite rachetée par la marque américaine Kimberly-Clark qui inventera, quelques années plus tard, le premier tampon hygiénique. La même époque, l’entreprise américaine Johnson & Johnson, qui avait commercialisé sans succès la protection Lister’s Towels, compte bien contrer le succès de Kotex. Avec son nouveau modèle Modess, elle concurrence directement la marque française.
De 1920 jusqu’aux années 60, les serviettes hygiéniques se verront améliorer. Elles deviendront plus confortables et leur forme sera mieux pensée. Elles seront essentiellement vendues sur catalogue ou en boutique jusqu’en 1963, année où elles pourront acheter pour la première fois en grande surface des serviettes hygiéniques jetables. Mais c’est l’année 1969 qui marque véritablement un tournant dans l’histoire des serviettes hygiéniques.

1969 : les premières serviettes hygiéniques avec bande adhésive

Bien qu’elles aient grandement évolué, les serviettes hygiéniques sont encore peu pratiques à porter. Les femmes doivent toujours attacher leur protection à l’aide de ceintures, bretelles ou épingles à nourrices. En ce sens, l’année 1969 marque une grande révolution : la marque de produits d’hygiène féminine Stayfree crée la première serviette hygiénique avec bande adhésive. Grâce à elle, finies la ceinture, les clips et les épingles ! Une innovation qui offre aux femmes davantage de liberté, qui rend les protections plus pratiques à placer et plus discrètes. Dans la même idée de praticité et de discrétion, les protège-slips, plus fins que les serviettes, seront inventés en 1970. Ils seront eux aussi adoptés par de nombreuses femmes.

Les années 90-2000 : les serviettes hygiéniques se réinventent

Après le succès des serviettes hygiéniques avec bande adhésive et des protège-slips, les marques ne cessent d’innover. En 1991, la célèbre marque de serviettes Nana crée des serviettes avec rabats souples et ailettes adhésives à fixer sur la lingerie. Elle agrandira sa gamme de produits avec des serviettes hygiéniques pour la nuit. Les protections sont dorénavant adaptées à l’anatomie des femmes, super fines et fabriquées à partir de matériaux ultra-absorbants.

On estime aujourd’hui qu’une femme utilise entre 10 000 et 15 000 serviettes et/ou tampons au cours de sa vie. Si elles ont de nombreux avantages, leur consommation massive a malheureusement engendré des problèmes environnementaux notamment en termes de déchets. Parallèlement, de nouvelles solutions plus durables et écologiques ont donc vu le jour. La cup ou coupe menstruelle, la culotte de règles ou encore les serviettes lavables seront peut-être les solutions de demain….

N'hésitez pas à utiliser l'espace commentaire qui  se trouve juste en dessous car nous sommes toujours très content de vous lire. à bientôt.
 

d'hier à aujourd'hui l'histoire sur les protections périodiques


histoire des protections/histoire sur les protections périodiques


Photo 1 - Illustration d'un dispositif de protection hygiénique dans les années 1905. Comment trouvez-vous le système type "ceinture de chasteté" ? Je ne vous cacherais que je préfère le système actuel.
Photo 2 - Serviettes hygiéniques lavables Ella's house  - Gaia pads - Popo quatsch.


Si vous souhaitez copier des images ou des infographies ou prendre des idées de nos textes dans votre site ou blog, vous pouvez le faire sans aucun problème et nous en serions super content, pouvez-vous juste nous mentionner en mettant notre lien [ href="https://www.nappilla.lu/fr/" ], par avance un grand MERCI

Notez Nappilla sur google

Cela ne vous prendra pas plus de 10 secondes pour mettre une note sur Google, cela vous permettra de nous aider dans le développement du Zéro déchet. On vous remercie d'avance pour votre geste (Cette action est totalement gratuite). Je souhaite participer -->

Nappilla

L'alternative qui change

Partager ce contenu

Ajouter un commentaire

 (avec http://)